Le diplôme, arme contre le chômage des jeunes

Déc 04

Le diplôme, arme contre le chômage des jeunes

Face à la crise, le diplôme protège du chômage et favorise l’accès à la formation continue

Le niveau de formation des jeunes a beaucoup progressé au cours des années 1990 et s’est stabilisé depuis le début des années 2000. 70% des jeunes possèdent aujourd’hui le bac ou un diplôme du supérieur.

L’insertion professionnelle des jeunes est très inégale selon le niveau de formation. Ainsi les jeunes diplômés de l’enseignement supérieur sont cinq fois moins souvent au chômage que ceux qui ont un brevet des collèges, 10% pour les premiers contre 47% pour les autres.

Le salaire des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur, qui progressait jusqu’au début des années 2000, a baissé en euros constants à partir de 2010. La formation continue peut constituer une seconde chance, mais les chômeurs accèdent moins souvent à une formation que les actifs, de même que 67% des diplômés du supérieur long suivent une formation contre seulement 26% des non-diplômés.

Origine et insertion des jeunes sans diplôme

La part des jeunes sortant de formation initiale sans diplôme s’est stabilisée autour de 17 % depuis le milieu des années 1990. Ces jeunes sont souvent issus de milieux défavorisés ou de l’immigration. Ceux qui sortent de terminale trouvent plus facilement un emploi. Un quart d’entre eux reprennent des études après être entrés dans la vie active.

Enseignement secondaire : la réforme de la voie professionnelle devrait accroître la proportion de bacheliers professionnels

La voie professionnelle a été rénovée à partir de la rentrée 2009. Le baccalauréat professionnel se prépare sur la même durée que les bacs généraux ou technologiques, et non plus en quatre ans (BEP + Bac).

Toutes filières confondues, la proportion de bacheliers d’une génération atteint 73% en 2013.

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Enseignement supérieur : développement de l’apprentissage et des effectifs des grandes écoles

En 2012, près de 100% des bacheliers généraux et 84% des bacheliers technologiques poursuivent des études dans l’enseignement supérieur. Seulement 48% des bacheliers professionnels accèdent à l‘enseignement supérieur. L’échec des premières années de l’enseignement supérieur est élevé, 20% n’obtiennent pas de diplôme.

Le nombre d’étudiants étrangers a beaucoup augmenté dans le supérieur (12% des effectifs en 2012). Les études se font de moins en moins à l’université et les écoles d’ingénieurs, de commerce et paramédicales et sociales accueillent de plus en plus d’étudiants.

Taux de chômage selon la durée écoulée depuis la fin des études et le diplôme, de 1978 à 2012

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Lorsqu’ils ont un emploi, 10% des actifs récents sont en situation de sous-emploi en 2012.

A niveau de formation équivalent, les générations les plus anciennes occupent des emplois plus qualifiés.

Les jeunes non diplômés continuent de connaître des difficultés, seuls 67% ont un travail sept ans après la fin de leurs études, contre 83% des diplômés de l’enseignement secondaire et 93% des diplômés du supérieur. Enfin, le taux de chômage des jeunes dont les deux parents sont nés hors de l’Union européenne est de 24 % contre 9 % pour les jeunes dont les deux parents sont nés en France.

La région de résidence joue également un rôle important en matière d’insertion.

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source : INSEE, décembre 2013

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  1. Lutter contre le décrochage scolaire : oui mais… - Letroisg | Letroisg - […] auront-ils pour autant un emploi, c’est moins sûr. Même si le diplôme semble être une arme contre le chômage…

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