Face aux enfants terreur, les professeurs ne disposent presque d’aucun moyen

Déc 23

Face aux enfants terreur, les professeurs ne disposent presque d’aucun moyen

Que faire lorsque des élèves sèment la terreur dans une école primaire. Ils frappent leurs camarades insultent et crachent sur leur professeurs. Les punitions qui leur sont infligées régulièrement n’ont aucun effet. Les parents interviennent même et s’introduisent dans la salle de classe pour injurier les professeurs. Cela se passe chez nous, en Moselle, dans la commune de Petite Rosselle, à la frontière allemande, où un groupe d’écoliers de CM1-CM2 est devenu ingérable.

 petite_rosselle

Face à cette situation insurmontable, les huit enseignants se sont mis en arrêt maladie.

Le phénomène de violence semble s’étendre aux autres classes, jusqu’au CP, à un tel point que certains parents pensent à retirer leurs enfants de cette école.

Pas de soutien véritable

Même si certains parents d’élèves comprennent les professeurs et les soutiennent, il n’en est pas de même de la part de la hiérarchie. En effet, l’Inspecteur de la circonscription condamne l’action des enseignants, refusant de reconnaître la  généralisation du phénomène de violence.

Cette école ressemble à n’importe quelle autre école d’une petite commune. Depuis trois ans, elle accueille une douzaine d’enfants placés en foyer et cela ne posait aucun problème jusque cette année.

Les conséquences immédiates

Les représentants académiques, les responsables du foyer et le directeur de l’école se sont réunis afin de trouver une solution pour régler ce problème.

Les premières mesures ont été prises, avec l’exclusion de deux élèves et aussi un accompagnement psychologique pour aider les enseignants à gérer le stress. Des réunions seront organisées afin de rétablir le calme dans cet établissement.

D’autre part, l’association locale de parents d’élèves va organiser à la rentrée de janvier une réunion avec le directeur pour discuter du problème.

Que peut-on augurer pour l’avenir ?

Deux enfants sont exclus, mais ils devront bien être scolarisés dans une autre école. Comment leur comportement sera-t-il perçu et quel accompagnement sera envisagé ; si rien n’est fait, on déplacera simplement le problème.

Quelles mesures sont prévues pour ces parents qui ne remplissent pas leur devoir ? Y a-t-il des sanctions ou des aides prévues ?

Enfin, pour ces enseignants qui se sont trouvés en difficulté, vont-ils recevoir un soutien indispensable comme il se doit, ou va-t-on choisir la solution de facilité en se contentant de leur reprocher leur incapacité à mener à bien leur mission ?

Ce phénomène n’est sans doute pas isolé et l’affaiblissement de l’autorité de l’enseignant, et de l’autorité en générale, n’est certainement pas étranger à ces mouvements de violence, qui font partie de la vie courante de nos jeunes du XXIe siècle.

Heureusement pour tous, les vacances ce Noël arrivent à point nommé et vont permettre de ramener un peu de sérénité.

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