Le bac, marqueur d’inégalités sociales

Juin 17

Tous n’ont pas les mêmes chances, dès le départ, de décrocher leur bac. « Il y a encore de grandes inégalités dans notre pays dans l’accès au bac », soulignait Jean-Paul Delahaye, directeur général de l’enseignement scolaire.

Les écarts de réussite sont très importants selon les origines sociales. En effet, 71,7% des enfants d’enseignants et 68,2%des enfants de cadres supérieurs ont décroché un bac général. Seulement 20,1% des enfants d’ouvriers qualifiés, 13% des enfants d’ouvriers non qualifiés et 9,2% des enfants d’inactifs le réussissent.

Bien des gouvernements successifs ont tenté de trouver des solutions pour rendre le bac accessible à tous, mais les conditions d’apprentissage ne sont pas identiques, que ce soit les établissements ou la famille. Les enfants dont les parents sont classés CSP+ ont beaucoup de chances d’être aidés.

Vincent Peillon une nouvelle solution, prenant modèle sur la Finlande, en créant le dispositif « plus de maîtres que de classes ». Ce dispositif devait être mis en place dans les classes primaires dès la rentrée 2013. Il me semble que c’est une demande que nous attendons depuis des décennies, espérons que l’annonce soit suivie des faits.

Et pourtant !

Beaucoup de personnalités n’ont pas leur bac, et cela ne les a pas empêchés de réussir.

Parmi eux, citons les artistes : Gérard Depardieu, Jamel Debbouze, Chimène Badi, Fabrice Luchini, Christophe Maé…

Ou les sportifs ou animateurs : Zinedine Zidane, Michel Drucker, Jean-Pierre Foucault, Michel Denisot, Cécile de Ménibus…

Sans oublier les grands chefs d’entreprises : François Pinault et Jean-Claude Decaux

Ou certains hommes politiques comme : Christian Jacob ou Christian Estrosi.

A l’opposé, citons Michaël Youn (master de management), Daniela Lumbroso (maîtrise de sociologie), Nikos Aliagas (bac +4), Christophe Alevêque (bac +5), Christophe Hondelate (diplômé de l’institut d’études politiques), Sophie Davant (maîtrise de langues étrangères)

A chacun sa voie. Mais surtout pour ceux qui passent le bac en ce moment, sachez que ce n’est qu’une étape, sélective certes mais qui ne change pas totalement la face du monde. Il suffit de s’en convaincre quand on sait que le ministre de l’éducation Vincent Peillon n’a obtenu que 12/20 en philo, alors qu’il est docteur en philosophie (un comble ! mais soyons indulgents, il a réussi son bac à 16 ans).

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